Le système suisse de prévoyance
 

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Le système suisse de sécurité sociale comprend cinq domaines :

  • la prévoyance vieillesse, survivants et invalidité ;
  • la couverture d’assurance en cas de maladie et d’accident ;
  • les allocations pour perte de gain en cas de maternité ou de service civile et militaire ;
  • l’assurance chômage ;
  • les allocations familiales.

Le système de rentes est divisé en trois piliers

Le premier pilier concerne l’assurance vieillesse et survivants (AVS) et l’assurance invalidité (AI). Il est obligatoire et consiste en une cotisation versée à parité par les employés et les employeurs, ce dès le 1er janvier qui suit l’année du 17ème anniversaire. Les personnes qui n’exercent pas encore d’activité lucrative seront soumises aux cotisations à partir du 1er janvier qui suit l’année de leur 20ème anniversaire par une cotisation minimale de 503 francs annuelle (dès le 1er janvier 2021).

En cas de décès, l’AVS verse une rente de veuve/veuf et une rente d’orphelin (jusqu’à 18 ans ou 25 ans au plus pour les personnes en formation).

Le premier but de l’assurance invalidité est de réinsérer les personnes invalides suite à une maladie ou un accident. Si les personnes invalides ne peuvent plus ou que partiellement travailler, l’AI verse une rente pour couvrir le minimum existentiel.

Les prestations complémentaires (PC) complètent l’AVS ou l’AI dans les cas où le minimum existentiel n’est pas couvert. Les prestations complémentaires se composent d’une rente et du paiement des frais inhérents aux soins dispensés en cas de maladie ou d’invalidité.

Le deuxième pilier est la prévoyance professionnelle, il est également obligatoire pour les employés à partir d’un revenu de 21'510 francs annuel et facultatif pour les indépendants.

Le revenu assuré dépend de certains critères ; les revenus annuels entre 21'510 et 86'040 francs sont obligatoirement assurés par la LPP ; les revenus supérieurs peuvent être assurés dans le régime surobligatoire. Le montant de coordination servant au calcul du salaire assuré se monte à 25'095 francs, nous avons donc un salaire annuel coordonné maximal de 60'945 francs dans la partie « obligatoire ». Si le salaire assuré (salaire AVS moins le montant de coordination) est inférieur à 3'555 francs, il sera augmenté à hauteur de ce montant minimum.

Contrairement au 1er pilier, les avoirs de vieillesse LPP sont financés selon le système de capitalisation. Cela signifie que chacun paie directement pour sa propre prestation et épargne ainsi en vue de sa retraite. La plupart du temps, les cotisations sont payées à part égale par l’employeur et l’employé, cependant l’employeur peut payer une part plus élevée.

Le taux de conversion minimum est un pourcentage qui permet de convertir le capital vieillesse épargné en une rente de vieillesse annuelle. Il s’agit d’une valeur mathématique et permet de calculer la rente en fonction de l’espérance de vie et des prévisions de taux futurs. Actuellement, le taux de conversion est de 6,8 %. En d’autres termes, pour un avoir de vieillesse de 100'000 francs, la rente annuelle se monte à 6'800 francs.

Le troisième pilier est entièrement facultatif, il s’agit d’une prévoyance individuelle. C’est aussi pourquoi la Confédération et les cantons l’encouragent par des allègements fiscaux.

Pour les salaires annuels compris entre 25'000 et 85'000 francs, les 1er et 2e piliers couvrent environ 60 % du dernier revenu. La lacune de revenu est encore plus importante pour les salaires supérieurs. De plus, cette forme de prévoyance privée couvre aussi les lacunes de revenus en cas d’invalidité et de décès ; les proches ont ainsi une couverture pour les risques existentiels.

Tant l’assurance maladie que l’assurance accidents sont prises en charge par des établissements privés et les citoyens ont le libre choix de leur assureur, mais toute personne domiciliée en Suisse doit s’assurer. Pour l’assurance maladie de base (LAMal), un adulte peut choisir une franchise annuelle oscillant entre 300 et 2'500 francs. Plus la franchise est basse, plus les primes mensuelles seront élevées. En plus de l’assurance de base obligatoire, il existe de nombreuses assurances maladie dites complémentaires.

Les allocations pour perte de gain (APG) compensent la perte de salaire des personnes qui accomplissent leur service militaire, civil ou de protection civile. Les femmes bénéficient d’une assurance maternité, qui couvre 80 % de leur revenu durant les 14 semaines suivant la naissance de leur enfant.

L’assurance chômage donne droit à une indemnité correspondant à 70 ou 80 % du salaire précédent avec un maximum. En fonction de l’âge de la personne, de ses obligations d’entretien et de sa durée de cotisation, elle peut toucher entre 90 et 520 indemnités journalières. La condition est toutefois d’avoir cotisé durant 12 mois au moins durant les deux années précédentes. Des indemnités et le nombre de jours peuvent varier en fonction des directives suite à la pandémie du Covid-19.

Les allocations familiales varient selon les cantons et s’élèvent à 200 francs par mois au minimum pour les enfants jusqu’à 16 ans. L’allocation professionnelle s’élève à 250 francs par mois au minimum pour les jeunes de 16 à 25 ans qui suivent une formation.

Dans le canton de Vaud, les cotisations en matière d'allocations familiales cantonale restent inchangées en 2021, soit 2,83 % (incluant la formation professionnelle et l'accueil de jour des enfants).

Les cotisations dues au titre des PC Familles et de la Rente-pont restent fixées à 0,12 % des salaires soumis aux cotisations d'allocations familiales.